Pourquoi vous devriez définir vos peurs au lieu de vos objectifs ?

Tim Ferris, écrivain et entrepreneur américain,  auteur du best seller « la semaine de 4 heures » pose la question : Pourquoi vous devriez définir vos peurs au lieu de vos objectifs. Curieux ? A l’heure ou tous les yeux et articles sont braqués sur le résultat souhaité, soit l’objectif positif, Tim Ferris nous propose un autre exercice que je dois avouer très intéressant.

De nature à vouloir visualiser le résultat final de la manière la plus optimiste possible, je dois dire que l’inverse m’est assez pénible. Cependant parfois jouer le rôle du concepteur de parachute plutôt que celui du concepteur d’avion peut s’avérer salutaire.

J’ai tendance à me jeter corps et âme dans un projet en misant le tout sur ma bonne volonté et l’assurance que quoi qu’il arrive je trouverai une solution. Cela cache bien sûre la peur d’envisager l’échec ou dirons nous un résultat indésirable. Néanmoins, se préparer aux scénarios catastrophes permet de mesurer l’impact d’un imprévu sur son objectif. Tel un capitaine qui envisagerait une tempête dans le mer des Caraïbes, se préparer à cette éventualité, tenter de trouver un nouvel itinéraire ou une date plus adéquate pour ainsi éviter le naufrage. C’est un exercice que j’ai réalisé dans le milieu professionnel qui s’est avéré très fructueux.  L’anticipation est selon moi la clef d’une bonne préparation et le résultat est ce que certains appellent, la chance.

Stoïcisme, maître mot de Tim Ferris ! Pas très glamour je vous l’accorde. Le stoïcisme est la doctrine du pholosophe grecque Zenon, pour qui la vertu est la seule voie vers le bonheur et non le plaisir. Un second sens est attibué, le courage.

On souffre bien plus dans notre imagination que dans la réalité. Seneca the young 

Suite à cette citation Tim Ferris produit un exercice « préméditatio malorum » préméditer le malheur. Pour simplifier il s’agit de visualiser le pire des scénarios celui que vous redoutez tant, et ce dans les détails.

Certains ont besoin de coucher leur pensées sur le papier afin de mieux les analyser.

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Pour avoir une vie créative nous devons perdre notre peur d’avoir faux

3 étapes pour réaliser cet exercice :

1 ère page  

– prenez une feuille

– inscrivez en titre : si jamais je faisais (ce dont j’ai peur)

– créer 3 colonnes.

Étape 1 : Définissez / listez 10 actions que vous redoutez

exemples : demander une promotion, proposer un rencard, créer votre société…

Colonne numéro 1 : écrivez la pire des choses qui puisse vous arrivez si vous entamez cette action.

Exemple : mon boss me trouve culotté de demander une promotion et me dit non !

Colonne numéro 2: lister ce que vous pouvez faire pour éviter que ce sénario ne se produise ou soit moins impactant.

Exemple : Me renseigner sur ceux qui ont demandés une promotion, comment l’ont ils obtenues ou non …. quels ont été leurs arguments etc

Colonne numéro 3 : que puis je faire pour réparer si besoin ou à qui puis je demander de l’aide ? (Gardez en tête qu’il y a sûrement une personne avant vous qui est passé par là,  moins préparé  moins bien informé qui pourtant a trouver la solution à ce même problème. Alors vous le pouvez)

Exemple : pour ma demande de promotion demandé à Paul qui a été promu l’année dernière quelles ont été les étapes, à qui s’est il adressé en premier, qui l’a soutenue etc…

Étape 2 : quel serait le bénéfice de tenter cette action ou le succès partiel ?

Si je reprends l’exemple précédent cela pourrait être un poste dans lequel je peux m’épanouir, une augmentation de salaire, plus de liberté, plus de responsabilité…

Etape 3 : Le coût de l’inaction (émotionnellement, physiquement et financièrement)

Si je continue dans mon inaction quel résultat puis-je espérer ? 

Dans 6 mois

Dans 1 an

Dans 3 ans

Easy choices, hard life. Hard choices, Easy life. (Choix facile, vie difficile. Choix difficiles, vie facile). Jerzy Gregorek 

Les choix les plus difficiles à faire sont selon Tim Ferris ceux que nous devons absolument faire. Les plus grands défis auxquels nous faisons fasse ne se résolvent sûrement pas avec des conversations faciles que ce soit dans votre tête ou avec d’autres.

Tim Ferris vous encourage maintenant à vous poser la question. Dans quel aspect de votre vie serait il plus important de définir vos peurs plutôt que vos objectifs. Laissez moi vous éclairer un peu. Selon moi un objectif resté trop longtemps à l’état d’objectif prendrait un sacré coup de boost si vous le prenez sous l’angle présenté ci-dessous. Répondez à cette question : de quoi avez vous peur ?

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De quoi avez vous peur ?

Garder en tête les mots de Seneca : » nous souffrons bien plus dans l’imaginaire que dans la réalité. « 

 

Patricia Domond

propos recueillis Ted de Tim Ferris (Why defining your fears instead of your goals)

 

2 réflexions au sujet de “Pourquoi vous devriez définir vos peurs au lieu de vos objectifs ?”

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